2026-3
Intervenir en contexte de transition écologique.
2. Trajectoires professionnelles et pratiques éducatives
21,50 € – 23,00 €Plage de prix : 21,50 € à 23,00 €
Un enjeu majeur de transformation de notre société et de nos milieux professionnels touche à ce que l’on peut appeler la « crise écologique », bien que les mots pour désigner ce phénomène fassent l’objet de controverses. Qu’on l’aborde par ses causes – surexploitation des ressources naturelles, artificialisation, émission de polluants – ou par ses effets – changement climatique, dérégulation de la biodiversité, migrations, inégalités sociales) –, il s’agit d’une profonde interpellation de l’agir humain, des activités productives, autrement dit de l’activité, et plus précisément du travail, comme régime de mobilisation de l’activité humaine dans une finalité productive. Plusieurs axes de questionnement ont guidé la construction de ce dossier d’Éducation permanente : l’évolution des objets de l’intervention ; la définition du périmètre de l’intervention ; les différents milieux d’activité ; le rapport entre les savoirs, l’action et le rôle de l’intervenant.
L’article propose la mise en récit d’une trajectoire professionnelle allant de l’archéologie à l’ergonomie, mue par la volonté de « prendre part » aux transitions écologiques et sociétales. Confrontée aux contre-finalités environnementales et sociales de son premier métier, l’auteure se forme en ergonomie. Elle choisit d’intervenir en contexte de transition écologique dans le secteur agricole en rejoignant la Fédération régionale des coopératives d’utilisation du matériel agricole en Auvergne-Rhône Alpes. Pour donner une place au travail réel, elle cherche d’abord à transformer des tensions organisationnelles en enjeux de travail partagé. Son action montre que mener ces transitions nécessite de dépasser le seul apport d’expertise ponctuel pour construire collectivement et durablement une demande sociale visant une transformation profonde du régime de travail.
L’article montre que les transformations liées à l’écologisation du travail ne peuvent être comprises à partir des seuls discours ou prescriptions. Pour ce faire, l’auteur s’appuie sur le cas de vendeuses d’une laiterie-fromagerie. Leur activité mobilise des savoirs complexes, mêlant process d’action opératoires, cognitifs, affectifs, collectifs et identitaires. Grâce à une méthodologie fondée sur des observations dialoguantes, il est possible de révéler et de mettre en discussion ces savoirs souvent tacites. Est ainsi souligné l’intérêt d’approches et d’interventions centrées sur le travail réel pour comprendre les évolutions des métiers, accompagner les apprentissages et repenser la formation professionnelle à l’ère de la transition écologique.
Inclure l’écologisation des blocs opératoires dans les pratiques professionnelles participe à la protection de la planète et de la santé. Les auteurs de cette étude ont choisi comme méthodologie d’intervention l’audit à visée participative. C’est une forme d’évaluation qui implique les professionnels à toutes les étapes de la démarche. Les résultats apportent des pistes d’action relatives au renforcement de l’implication des professionnels, à la formation et la sensibilisation des professionnels, à la nécessité de repenser l’organisation, les pratiques, les achats et les conditionnements.
La montée des enjeux écologiques invite à réinterroger les finalités de l’accompagnement et les modèles d’orientation qui structurent les pratiques professionnelles. À partir du courant de la Green guidance, l’article analyse les tensions éthiques suscitées par l’introduction des préoccupations de soutenabilité dans le conseil en évolution professionnelle. Mobilisant la théorie des représentations sociales et une enquête menée auprès de professionnels, il met en évidence un décalage entre une forte sensibilité aux enjeux écologiques et leur faible intégration dans les pratiques. Ces résultats éclairent les transformations contemporaines des paradigmes de l’orientation, à l’intersection des évolutions des politiques publiques, des conceptions du travail et des finalités du conseil.
Ce texte vise à partager une position intermédiaire dans une réflexion collective engagée entre des enseignants chercheurs et des chargés d’ingénierie de la formation. Engagés dans des dispositifs de formation et de recherche-action, ces agents proposent une lecture critique de la mise en œuvre des missions qui incarnent la transition écologique. Découlent de cette analyse des réflexions pour penser autrement la formation initiale comme la formation professionnalisante. Le concept de posture d’intervention territoriale est proposé pour contribuer à transformer les apprentissages collectifs. Cette proposition est énoncée comme une hypothèse de recherche mise en travail au travers de l’élaboration d’un cursus de spécialisation ingénieur au sein d’AgroParisTech Clermont-Ferrand, mais aussi d’un programme de recherche portant sur les politiques culturelles en faveur de la réorientation écologique.
L’article interroge les enjeux de recherche et de formation relatifs aux démarches éducatives innovantes qui visent l’éducation à la durabilité en contexte de transition écologique. Par l’intermédiaire d’une initiative de recherche-développement, les auteurs déploient des pratiques enseignantes innovantes inscrites dans plusieurs disciplines (français, éducation au numérique, sciences et sciences humaines et sociales). L’ingénierie de formation et de recherche repose sur trois objets-frontières : les croisements disciplinaires du traitement de la durabilité au 2e cycle de l’école primaire et du secondaire ; les pratiques digitales de communication orale réelles des élèves (et les décalages entre ces pratiques et celles proposées par l’école vaudoise) ; la modélisation de genres textuels scolaires.
L’article porte sur la trajectoire professionnelle des pratiques de recherche et d’intervention d’acteurs du monde académique en contexte de polycrise. L’analyse de l’activité sur un temps long permet de repérer et d’analyser des transformations de leur manière de penser et d’agir dans leurs pratiques d’intervention. Les résultats montrent que l’activité d’intervention des acteurs volontaires à l’enquête est ancrée dans l’écologie politique, alimentée par des expériences vécues dans des environnements sociaux en marge de l’institution.
Le gouvernement français incite les universités à intégrer la durabilité dans les formations. Afin de proposer une stratégie d’accompagnement adaptée à la communauté enseignante, des questions se posent quant aux freins et aux leviers à l’intégration de ces enseignements par essence complexes. Notre recherche vise ainsi à nourrir une stratégie d’accompagnement pensée à l’échelle de l’Université. Elle mobilise une analyse systémique multiniveaux et s’appuie sur la chronique des trajectoires de durabilité pour étudier les parcours de cinq enseignants-chercheurs engagés. Les résultats, issus d’analyses synchronique et systémique longitudinale, mettent en évidence les difficultés rencontrées et les ressources mobilisées, et permettent de formuler des pistes d’accompagnement.
L’enseignement supérieur connaît des transformations aussi bien au niveau didactique que dans son organisation avec l’émergence de nouvelles professions d’ingénieurs et de conseillers pédagogiques. Cette contribution propose l’analyse d’un dispositif de recherche-intervention portant sur la conception d’un module de formation aux enjeux socio-écologiques dans une école d’ingénieurs. Ce dispositif articulait différentes visées : praxéologique (élaborer un nouvel enseignement), heuristique (documenter les pratiques enseignantes) et critique (émanciper par le développement professionnel). L’article interroge la double position de chercheur-conseiller pédagogique en termes d’apports et de contraintes. Il dégage des paramètres impactant la démarche d’accompagnement, tels que le cadre institutionnel, la formation, l’identité et le profil de l’accompagnateur.
En cette ère de bouleversements sociaux et environnementaux, l’École, et en particulier le travail de l’enseignant, est considéré comme l’un des vecteurs pour appréhender la complexité du monde. Deux idées sont développées dans cet article : les écoles constituent des milieux au sein desquels les enjeux écosociologiques sont vécus au quotidien ; la gouvernance des actions en milieu scolaire pour une société durable reste un impensé. À partir des cadres de pensée de résonance et de robustesse, l’auteur analyse l’activité de directions d’écoles québécoises pour comprendre le rapport au monde de ces directions en lien avec leurs missions et le développement de milieux que l’on pourrait appeler résonants et robustes.
La crise écologique actuelle interpelle les finalités de l’éducation et transforme les modalités d’intervention dans les milieux professionnels et sociaux. Cet article propose une réflexion sur l’éducation en tant que levier de transition écologique, en s’intéressant aux formes émergentes d’intervention éducative. Il examine comment les savoirs, les pratiques et les cadres institutionnels peuvent être repensés pour accompagner des transformations durables. En mobilisant les concepts de savoirs situés, de demande sociale et de périmètre d’action, l’analyse met en lumière les tensions entre injonctions institutionnelles, incertitude écologique et exigences démocratiques. L’éducation est envisagée ici non comme simple transmission de connaissances, mais comme un processus collectif et réflexif permettant de construire de nouveaux rapports au travail, à l’environnement et à la responsabilité. L’article plaide ainsi pour une redéfinition des modèles d’intervention, à la croisée de l’émancipation, de la coopération et de la durabilité.
Les pays européens sont marqués par une grande diversité dans la définition et l’appréciation des qualifications et des compétences qui découlent des traditions éducatives et de la qualité du dialogue social. La formation professionnelle continue qui accompagne les transformations du travail est à l’intersection de ces deux univers et offre au niveau européen une mosaïque de situations avec des pays qui ont investi ce volet en s’appuyant sur les entreprises et des pays qui demeurent attachés à une primauté du système éducatif. Par ailleurs la politique de l’emploi a élargi les objectifs de la formation continue au regard de la situation des chômeurs ou des jeunes en difficulté d’insertion. Cette contribution esquisse un panorama des vocations de la formation continue dans les pays européens.
L’autobiographie raisonnée est un exercice inventé par Henri Desroche dans les années 1970 que Jean-François Draperi va transformer dans sa pratique dans les années 2000 et appeler autobiographie coopérative. Elle constitue une forme originale de connaissance de soi qui est l’aboutissement d’une réflexivité d’un autobiographe sur son parcours de vie au cours de laquelle il cherche à identifier des “fils conducteurs”. Sur la base de notre propre pratique de l’autobiographie coopérative, mais aussi à partir de la relecture par Albert Camus du mythe de Sisyphe, nous proposons que ces fils conducteurs puissent être considérés comme des modes d’existence, au sens où Etienne Souriau définit ce concept. D’après lui, nous sommes toutes et tous en quête d’une ou plusieurs œuvres à accomplir, qui traduisent un « mouvement vers l’existence ». Nous montrons qu’en faisant rechercher aux autobiographes ces œuvres souvent irrévélées puis en leur proposant de formuler un ou plusieurs modes d’existence sous la forme d’une phrase concise, positive, singulière et juste, nous leur permettons de dévoiler une identité en tension qui aboutit à une forme d’éducation nouvelle et innovante à la sociologie (rubrique « Varia »).
Depuis plus de trente ans, le Centre d’économie sociale et solidaire (CESTES) déploie un dispositif de formation pour adultes structuré autour de la pratique de l’autobiographie raisonnée. Initiée par Henri Desroche durant les années 1970, la conduite de l’autobiographie raisonnée a été remaniée en vue d’expérimenter une démarche de recherche-action coopérative. L’auteure analyse la fonction de l’atelier-mémoire dans le processus de la formation en posant l’hypothèse selon laquelle, par la place qu’il occupe dans le processus de recherche-action, l’atelier-mémoire est un espace de transformation sociale. L’article montre comment les changements à petite échelle qui s’opèrent au sein de l’atelier rendent possible un travail coopératif dans une perspective de transformation sociale à grande échelle (rubrique « Varia »).
2026-3
Intervenir en contexte de transition écologique.
2. Trajectoires professionnelles et pratiques éducatives
21,50 € – 23,00 €Plage de prix : 21,50 € à 23,00 €
2026-2
Intervenir en contexte de transition écologique.
1. Pratiques d’intervention et approches territoriales
21,50 € – 23,00 €Plage de prix : 21,50 € à 23,00 €
2026-1
Former les moins qualifiés.
Les constats ambivalents du PIC
21,50 € – 23,00 €Plage de prix : 21,50 € à 23,00 €
2025-4
Questions en revue : compétence, réflexivité, professionnalisation
21,50 € – 23,00 €Plage de prix : 21,50 € à 23,00 €
2025-3
Faire de la didactique professionnelle aujourd’hui
21,50 € – 23,00 €Plage de prix : 21,50 € à 23,00 €
Former des professionnels citoyens
grâce à l’apprentissage.
14,00 €
2022-4
Formation, coopération, émancipation. Expériences en économie sociale et solidaire
18,00 €
2021-3
Didactique professionnelle et didactiques des disciplines. Filiations et ruptures
18,00 €
2019 HS AFPA
Partir des compétences transversales pour lire autrement le travail
12,00 €
2018 HS AFPA
Le conseil en évolution professionnelle : rupture ou continuité ?
12,00 €
2015 HS AFPA
Quelles pratiques pédagogiques dans l’accompagnement des publics peu qualifiés ?
12,00 €