Revue internationale de référence en formation des adultes fondée en 1969.

N°173

2007-4
L’alternance, pour des apprentissages situés (2)

10,00 

Daniel FAULX, Stéphanie PETERS, Tiber MANFREDINI

Fondements épistémologiques de la formation des adultes et société postmoderne : un mariage impossible ?

Depuis une vingtaine d’années, les sociétés occidentales ont connu de profondes modifications sociales, techniques, économiques et idéologiques habituellement reprises sous le concept global de postmodernité. Or, les bases fondamentales des dispositifs de formation des adultes sont issues pour bonne partie des positions épistémologiques et méthodologiques de la psychosociologie clinique, de l’approche rogérienne de la relation et de l’approche lewinnienne du groupe telles qu’elles se sont développées en France dans les années 1960. Après avoir examiné les tensions qui existent entre ces deux modèles, les auteurs formulent des propositions méthodologiques qui permettent d’articuler ces positions épistémologiques et méthodologiques avec les évolutions qui marquent les sociétés postmodernes.

 

 

Maryvonne SOREL

Responsable pédagogique en CFA, un métier à part entière

Après un rappel de quelques-unes des caractéristiques de la formation par l’apprentissage, la réflexion porte sur la manière dont l’organisation de l’alternance diffuse sur la professionnalité des acteurs, questionne leur rapport au savoir et leur identité de formateurs. Le point de vue défendu est que l’écologie du système de l’apprentissage suppose de faciliter la circulation des acteurs dans différents espaces et temps de signification, d’où la formalisation de référentiels, outils et démarches destinés à fournir des repères, à organiser les systèmes de coopération…, en dehors desquels la charge cognitive pour l’apprenant s’alourdit au détriment de sa réussite. On observe que les déplacements qui devraient accompagner le redéploiement des dispositifs ne s’opèrent que très insuffisamment et que l’institutionnalisation de l’alternance a donné toute la place aux décisions d’ingénierie, contribuant ainsi à la ritualisation des pratiques.

 

Catherine ARNAUD, Christian VANWILDEMEERSCH

Alternance intégrative et individualisation. Développer l’organisation apprenante en CFA

En réponse à l’appel à projet de l’Association nationale pour la formation automobile en 2004, la section automobile du centre de formation d’apprentis d’Arras a mis en place un dispositif de formation afin de développer l’individualisation des apprentissages et une alternance intégrative. Au coeur de cette nouvelle dynamique, la mise en place des « ateliers de médiation » a suscité des transformations profondes tant du point de vue pédagogique que du point de vue organisationnel au sein de cette structure.

 

Philippe MAUBANT

Pour une approche dialectique de l’alternance dans la formation professionnelle des enseignants

Les écrits sur la formation des adultes sont considérables, tant dans les publications francophones qu’anglophones. Depuis plus de vingt ans, ceux sur la formation des enseignants constituent une impressionnante somme de savoirs visant tour à tour la compréhension de l’acte d’enseignement et l’identification des conditions de réussite d’une formation à l’enseignement. Or, il semble que peu d’écrits visent le rapprochement de ces deux champs de recherche. Cela peut surprendre tant il semble possible, voire souhaitable, dans la perspective d’explorer plus avant les conditions de réussite de la formation des enseignants, d’identifier des points de convergence entre ces deux contextes scientifiques. Le projet de cet article est de mettre en évidence ces points en proposant de reconsidérer notamment le concept d’alternance. C’est en redessinant les contours, et donc les caractéristiques, de l’alternance qu’il devient possible de montrer la proximité du champ scientifique de la formation des adultes et celui de la formation professionnelle des enseignants. Cette proximité se lit à partir d’une nouvelle approche de l’alternance.

 

Solveig FERNAGUOUDET

Pour une alternance apprenante à l’université

Ce texte met au jour la relation entre forme d’alternance et instrumentation des parcours à travers un état des lieux des pratiques de formation par alternance dans un établissement universitaire. Il se prolonge par une réflexion autour de l’idée de professionnalisation des dispositifs et celle d’alternance apprenante.

 

Magali CROCHARD

L’alternance à l’université : rapport au savoir vs rapport au travail ?

Cette contribution propose une mise en lien des effets d’une formation alternée sur les identités professionnelles. Ce lien entre travail et formation, exprimé par les individus eux-mêmes, éclaire sur la nature de leur engagement et des transformations vécues. Une analyse des discours produits met en évidence une série de trois effets liés à l’alternance : un effet de sens, un effet de distance et un effet de défense.

 

Gilles LECLERCQ

Alternance et écriture

L’auteur centre ses préoccupations sur les relations qu’entretiennent, dans les dispositifs de formation professionnalisés, l’action professionnelle et l’activité d’écriture. Il s’efforce d’éclairer et de croiser le rapport entre une activité qui relève du métier envisagé, essayé, visé ou effectif qu’exerce un étudiant, et le « métier d’étudiant » qu’exerce un salarié, un apprenti ou un stagiaire. L’article propose d’abord une conceptualisation de la notion d’alternance. Puis la catégorie « d’écrits professionnalisés longs » permet de présenter l’activité de formalisation dans sa spécificité et dans sa diversité. Enfin, à partir de l’exemple d’une formation singulière, on observe que l’auteur d’un mémoire professionnel franchit parfois un seuil, et que l’étude de ce moment critique est un enjeu didactique essentiel.

 

Patrick KUNÉGEL

Que font les tuteurs ? Une exploration de la partie énigmatique de l’alternance

L’alternance suppose l’action conjuguée de l’école et de l’entreprise, ce qui devrait impliquer la (re)connaissance réciproque des logiques et des pratiques à l’oeuvre dans les deux pôles de formation. C’est au travail d’intelligibilité de l’activité tutorale que participe la recherche dont cet article présente quelques résultats. L’analyse des interactions des tuteurs (professionnels de la maintenance automobile, impliqués dans un dispositif qualifiant) et de leurs apprentis emprunte ses modèles et ses démarches à la didactique professionnelle. Les résultats montrent que le tutorat relève d’une activité organisée bien distincte des modèles en cours dans la formation.

 

André ZEITLER

La dimension sociale des apprentissages expérientiels

Contrairement au sens commun, la présence d’un formateur de terrain dans les moments de formation utilisant la pratique professionnelle n’est pas toujours un élément positif pour le développement de l’expérience. Ce développement est dépendant d’une dimension sociale de la situation de formation vécue par l’apprenti. Cette dimension est coconstruite par l’activité du formateur, mais aussi par celle de l’apprenti, qui influence en retour celle du formateur, le tout dans un contexte d’action. L’auteur appelle cette coconstruction « configuration sociale d’apprentissage expérientiel ». A partir de l’analyse de données empiriques, il décrit deux configurations opposées, l’une favorisant les apprentissages, l’autre les défavorisant.

 

Jean-Pierre SCHMITT

La métamorphose d’une discipline : l’organisation scientifique du travail au Conservatoire national des arts et métiers

Dans les deux articles précédents (n° 170 et 172), l’auteur a traité successivement la naissance et l’adolescence de l’enseignement de l’organisation scientifique du travail au CNAM. Dans ce troisième et dernier article, il montre que cet enseignement subit une profonde métamorphose à l’occasion de la succession du professeur Raymond Boisdé, second titulaire de la chaire. Cette métamorphose résulte des propositions du professeur Boisdé et des réflexions conduites dans les instances du Conservatoire national des arts et métiers chargées de cette succession. Elle consiste en la scission de l’enseignement de l’OST en deux chaires pour des raisons pratiques de volume et de variété de l’enseignement. Après avoir relaté le déroulement de la réflexion, l’auteur interroge la pertinence de ce choix : le problème était-il bien posé ?

 

Daniel FAULX, Stéphanie PETERS, Tiber MANFREDINI

Fondements épistémologiques de la formation des adultes et société postmoderne : un mariage impossible ?

Depuis une vingtaine d’années, les sociétés occidentales ont connu de profondes modifications sociales, techniques, économiques et idéologiques habituellement reprises sous le concept global de postmodernité. Or, les bases fondamentales des dispositifs de formation des adultes sont issues pour bonne partie des positions épistémologiques et méthodologiques de la psychosociologie clinique, de l’approche rogérienne de la relation et de l’approche lewinnienne du groupe telles qu’elles se sont développées en France dans les années 1960. Après avoir examiné les tensions qui existent entre ces deux modèles, les auteurs formulent des propositions méthodologiques qui permettent d’articuler ces positions épistémologiques et méthodologiques avec les évolutions qui marquent les sociétés postmodernes.

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